<h1>1929 AFFICHE</h1><p></p>

1929



Nous sommes en 1929, avant que la crise ne s’abatte sur l’Amérique. Moustic et Mastoc vivent de petits boulots et de petits larcins. Après un séjour en prison, dont ils s’évadent de manière rocambolesque, ils s’exilent en Californie, pensant s’enrichir rapidement, en gagnant le grand prix du Festival international du cinéma. Ils décident de produire un film d’horreur, 1 bobine, avec pour toute équipe artistique, eux-même. Malgré leurs efforts comme comédiens, techniciens, musiciens, le film est un naufrage, le muet n’est plus à la mode, et la crise s’est invitée avant le clap de fin.


Notre envie était de rendre un hommage au derniers feux du cinéma muet (Le parlant apparaît en 1928 ; en 1929 sont tournés les derniers films muets), les court-métrages des Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy et consorts comme les films de Murnau ou Fritz Lang.

Le spectacle


Le spectacle s’articule sur plusieurs espaces imaginaires, soulignés et dessinés par la pantomime : Prison, tunnel d’évasion, studio de cinéma, salle de projection pour les rushs, studio d’enregistrement pour bande son... La fantaisie propre au duo Mastoc et Moustic est toujours là : improvisations (verbales, gestuelles et musicales ; La pseudo projection finale, Moustic ayant oublié de mettre de la pellicule, est un ballet accéléré sur cette même musique qui a été créée devant le public dans les scènes précédentes et restituée comme pour une vraie bande son.), utilisation du public (sans le mettre en difficulté pour autant comme dans « Molière malgré lui »), utilisation des masques pour aborder les métamorphoses nombreuses qui jalonnent le spectacle.

Une pointe de commedia dell’arte, une pincée de pantomime, quelques pointes de musique en direct (Xaphoon, ukulélé, tambour en métal, planche à laver et divers instruments improbables) et surtout comme toujours avec Mastoc et Moustic, des kilos de burlesques. Un spectacle qui, sous son abord jubilatoire et clownesque, aborde la misère, la xénophobie, la guerre, la mort... etc. le tout dans une ambiance cinématographique 1920-1930 des plus poétique.

Le spectacle, interprété par deux comédiens, soutenus par un régisseur, dure une heure vingt et s’adresse à un public très large, de 6 à 100 ans, plus ou moins. Il peut être joué dans les théâtres équipés, dans les bibliothèques ou établissements scolaires... Le noir est conseillé en intérieur comme en extérieur.